Au cœur du barouf lié aux détournements qui ont ébranlé l’appareil juridico-économique du pays il y a moins d’un an, la société nationale des hydrocarbures, Gabon Oil Company (GOC), a subit un lifting au forceps de la part du gouvernement. En annonçant l’abrogation de la fusion GOC-Sogara il y a quelques jours, le gouvernement a dans le même temps annoncé la dissolution de ses trois principales filiales.

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Ce projet de décret portant fusion des deux entités avait été pris lors du Conseil des ministres du 13 juin 2019. Le but était de permettre à la nouvelle entité de répondre au besoin croissant du marché local, devenu dépendant de l’extérieur.

Créé par le décret présidentiel n°1017/PR/MMPH du 24 août 2011, la GOC, société nationale des hydrocarbures du Gabon deuxième du genre après Petrogab, est présentée comme la principale raison de la baisse de forme observée à la Sogara ces dernières années, le groupe Gabon Oil Company qui n’hésitait plus à usurper sur les prérogatives de la Sogara vient de se voir retrancher ses filiales à l’occasion du même Conseil interministériel du jeudi 16 juillet. Le gouvernement a, en effet, arrêté la dissolution de Gabon Oil Marketing, Gabon Logistics & Services et Gabon Engineering & Construction.

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Par la même occasion, le projet de décret portant fusion des deux entreprises pétrolières publiques est désormais frappé d’abâtardissement, au constat fait par le Conseil interministériel jeudi 16 juillet. Ce qui a conduit plus tard le gouvernement gabonais à effectuer un rétropédalage sur la fusion GOC-Sogara, car prise sans réelle explication de la part de l’Éxécutif. Une décision adoptée à l’issue du dernier conseil interministériel présidé par le désormais ex-premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Canon pris sans une réelle stratégie, et surtout contre l’avis des partenaires techniques et financiers qui prônaient plutôt une dissolution pure et simple. La perspective de fusionner la GOC et Sogara s’est donc avérée inopportune dans un contexte de redynamisation de l’économie gabonaise.

À noter que l’annulation de cette fusion, sonne le glas des privilèges de la GOC qui se retrouve amputée de trois de ses filiales.