C‘était l’une promesse de camapgne du président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO: établir la gratuité de l’enseignement primaire durant son quinquennat et faire de l’éducation « la priorité des priorités ». Cet état de gratuité de l’enseignement obligatoire repose sur la disposition de l’article 43 de la constitution. Lors de sa campagne en juillet 2018, au pilier 8 de l’axe consacré à « L’homme » dans le programme présidentiel, Félix-Antoine TSHISEKEDI entend ouvrir la porte à un Congo nouveau, dont l’intérêt principal serait l’éducation des jeunes, gage d’une véritable démocratie celle-là donc qui basculerait dans un principe d’accessibilité à l’information afin de permettre la compréhension des droits et des devoirs du citoyen, la liberté de penser, la paix et la transformation de l’important potentiel du peuple congolais, promis à un avenir meilleur au centre de l’Afrique et dans le concert des nations pour les soixante prochaines années.

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Quelques mois plus tard, outre l’instabilité économique, la gratuité de l’enseignement est bel et bien effective dans toute l’étendue du territoire congolais. Et les premières prévisions ont même surpassé les attentes. Les effectifs ont doublés voire triplés dans les écoles officielles ou conventionnelles depuis la rentrée de septembre 2019. Approximativement 4 millions d’enfants en âge d’être scolarisés ont pu reprendre le chemin des classes qu’ils avaient déserté faute des moyens. Aussi, le salaire des enseignants a connu une bonne amélioration, le premier palier des enseignements dits « debout et assis » (gestionnaires des écoles) a été respecté. Le corps enseignant catholique (soit 71,4 %) a été rémunéré, et 11 465 écoles catholiques (soit 70,7 %) ont été mécanisées et budgétisées.

Les frais permettant la régularité des écoles primaires ajoutés aux frais de la motivation, tous les niveaux sans distinction aucune (maternelle, primaire et secondaire), ont été revalorisés. Par ailleurs d’autres frais jugés caduques ont été retranchés. Nombre d’infrastructures scolaire, tant à Kinshasa que dans l’arrière-pays ont été bâti, à l’exemple de l’Institut Molekengeli et de l’école du camp Tshatshi. Toutes ces initiatives ont été évaluées à 2,64 milliards de dollars (USD ) pour l’exercice budgétaire 2020. Bien évident, le Congo s’est vu épauler par les partenaires internationaux notamment la Banque Mondiale qui a alloué pour l’occasion une enveloppe de 800 millions USD.

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À l’instar de la Banque mondiale, le gouvernement français a rendu disponible une caisse de 106 millions d’euros dans le Cadre du Développement et Désendettement (C2D ) qui cible, entre autres , l’éducation et la formation professionnelle, signé en novembre 2019 avec la RDC. Le gouvernement est encouragé à poursuivre ses efforts afin de répondre favorablement aux problématiques de l’éducation.