C’était une des promesses de campagnes du Président Béninois Patrice Talon : relancer l’économie béninoise. Le 1er juillet, le Bénin est devenu un pays à revenu intermédiaire, tranche supérieure, au même titre de que le Sénégal, le Nigéria, La Côte d’Ivoire et le Maroc. Nombre d’observateurs voient en cette classification le signe d’une économie en plein essor. Elle tient surtout de l’amélioration du revenu national brut qui passe de 870 dollars à 1 250 dollars.

C’est au prix des réformes économiques – quelques fois impopulaires – que le Bénin a pu accroître ses performances économiques. Selon La Tribune Afrique, en 2019, le président de la commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) déclarait déjà:

Au Bénin, le taux de mise en œuvre des réformes de l’UEMOA est de 80,2 % en 2018.

En ajoutant que ce taux est:

un record de performance jamais égalé dans aucun pays de l’Union depuis l’institution de la revue en 2013 .

(c) SkilledIn Magazine

Cette appréciation fut corroborée par le Fond Monétaire International (FMI) au terme de sa mission du 24 octobre au 5 novembre 2019 qui saluait la rigueur budgétaire du gouvernement béninois.

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Cependant, ces efforts tardent à être observés par les populations. Avec un taux de croissance de 6,9% en 2019, il apparaît impérieux pour le gouvernement béninois que les résultats économiques se traduisent par l’augmentation du pouvoir d’achat des populations, la création d’emplois et l’amélioration de la qualité de vie. De nombreux enjeux qui fondent les attentes des béninois(es).