L’Afrique regorge de plusieurs ressources et matières premières sur son sol et son sous-sol. Pourtant à côté de cette réalité, certains de ses pays comptent encore parmi les plus pauvres de la planète. Loin derrière les mastodontes économiques, cette partie du monde attend toujours son décollage effectif vers un développement durable et structurel qui lui permettra à long terme de devenir à l’instar des pays émergents tels que la Chine et l’Inde, l’une des économies du future. Cela dit, en dépit de cette léthargie constatée, le continent continue de rechercher des voies de développement qui lui sont propres. Dans cette dynamique continentale qui s’opère progressivement, certains pays mettent déjà sur pied des politiques d’attractivité dont l’objectif est de créer les conditions favorables à l’investissement.

En l’occurrence le Rwanda et le Togo deux pays qui constituent des exemples sur le continent comme des économies en plein expansion. Tandis que l’un profite d’une croissance économique majeure depuis plus d’une décennie (à peu près 8% par année), l’autre par des réformes structurelles audacieuses, poursuit ses efforts de stabilisation des investissements locaux. A la suite des dernières statistiques du Doing Business publiées par la Banque Mondiale, on constate cette nette évolution dans le classement des États ayant créé des conditions d’accès à l’investissement.

Les performances économiques de ses deux pays sont certes encourageantes, mais il y a encore des contingences d’ordre socio-politique notamment pour le Togo qui fait face actuellement à un climat social et politique interne relativement stable. Toutefois, les agences de notations économiques tout comme la Banque mondiale constatent une nette amélioration du climat des affaires. Directtv.com indique que le pays est classé parmi les meilleurs élèves du continent en matière de développement. En se hissant à la 97 ème place sur 190 en matière de climat des affaires, le pays jugule bien le contexte international à ses propres réalités. Grâce à des réformes structurelles notamment à la mise en place d’un guichet unique permettant la création d’une entreprise en moins d’une journée. Le site officiel du gouvernement togolais republicoftogo.com indique que la mise en œuvre de cette batterie de mesures est prédominée par l’allègement de la bureaucratie, la baisse de la fiscalité et le rapatriement des bénéfices pour permettre d’accroître les investissements. Ainsi le gouvernement mise sur la capitalisation de ses recettes d’exportations en l’occurrence le clincker ( 13% de ses recettes budgétaires ), du phosphate ( 10%) et du coton. Mais le pays veut aller plus loin dans sa vision, il s’est défini en effet des politiques nationales de développement ( PND) 2018-2022 qui reposent en grande partie sur la conception d’un hub logistique capable à terme de permettre la transformation des produits locaux.

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Quant au Rwanda, les performances économiques sont nettement mieux structurées. En effet, depuis le génocide de 1994 qui a historiquement plombé la stabilité du pays, il était difficile de présager une telle fulgurance en matière de développement et des investissements publics et privés. Le pays de Paul KAGAME jouit d’une stabilité politique qui augure sans doute des réelles perspectives économiques. Le site e-conseil-assiste-office-management.com le classe comme deuxième pays africain en termes de Ease of Doing Business et quarante-et-unième au plan mondial. Grâce au développement des secteurs agricole, minier et infrastructurel. Le Rwanda Development Board (RDB), la principale agence gouvernementale dans la promotion des investissements, voit croître une nouvelle dynamique économique. Toujours selon la même source le Rwanda devrait arriver au statut des pays à revenu intermédiaire d’ici à 2035.

Ce succès est dû entre autres à l’allègement des mesures visant la création d’entreprises, la facilité d’accès au crédit et les politiques de fiscalité à des niveaux acceptables. La route est encore longue, mais les objectifs fixés par les deux pays portent déjà les fruits de la croissance économique et du développement.