T els des stigmates, le Coronavirus et ses effets sur les économies africaines sont désormais ancrés dans nos consciences. Au nombre des secteurs impactés, il y a le tourisme. Pour l’Afrique de l’Ouest, il représente 7 millions d’emplois.

Alors que le tourisme africain connaissait un nouvel essor, surtout avec les intiatives des pays francophones qui tentaient de rattraper leur retard sur leurs alter égos anglophones à l’instar du Rwanda avec « Visit Rwanda ». L’Afrique de l’Ouest se démarquait particulièrement avec des stratégies nationales telles que « Sublime Côte d’Ivoire » ou « Bénin Révélé »

La fermeture des frontières dans plusieurs pays et la limitation des rassemblements, les hôtels, restaurants et d’autres services récréatifs ont dû fermer les portes et mettre des employés en chômage technique. Aujourd’hui, au moment de déconfiner, certains acteurs du secteur ne pourront plus réouvrir, emportés par la vague déferlante Covid-19.

Rappelons que le tourisme représente 8,5% du PIB africain et à l’heure des premiers bilans, les chiffres donnent le tournis. Le dernier rapport de la CNUCED, publié le 1er juillet 2020, annonce une perte estimé à 1 200 milliards de dollars au niveau mondial. Parmi les pays africains les plus touchés, nous avons le Maroc, le Kenya, l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Sénégal et l’Ile Maurice.

Bien qu’ayant des fortunes diverses, le constat qui se dégage est le fort recul de l’activité dans les premières destinations touristiques africaines à l’exemple du Kenya et de Maurice (55% de baisse d’activité). A cela s’ajoute l’effet sur les emplois. Dans un secteur où les emplois et les initiatives entrepreneuriales sont très féminisés, le rapport de la CNUCED prévoit des effets négatifs pour la gent féminine qui représente 54% des travailleurs du secteur.