Des milliers de personnes se sont réunies mardi dernier dans les rues de Bamako pour exiger le départ de l’actuel Président Ibrahim Boubakar Keita (IBK). La cause sa gestion «opaque et calamiteuse» du pays. C’est, en substance, le message délivré par les mouvements de contestation du M5, soutenue par l’influent Iman Mahmoud Dicko.

(c) SkilledIn Magazine

La manifestation de mardi dernier est le point d’orgue des mouvements contestataires qui ont débuté le 10 juillet dernier.

Les manifestants dénoncent l’impuissance du pouvoir face à l’insécurité, le marasme économique, la tenue des législatives et la décision de la cour constitutionnelle — rapporte Le Point.

Dans cette fièvre sociale, la commission de la CEDEAO conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan et quatre autres dirigeants, avait dépêché des émissaires pour tenter de diminuer le risque de voir le pays s’enliser. Les solutions proposées par l’organisation régionale semblent ne pas cadrer avec les exigences des populations.

Pour l’heure, la trentaine des députés mis en cause par les irrégularités supposées lors des dernières législatives refusent de démissionner et l’opposition n’entend pas adhérer à la formation d’une coalition au pouvoir. Les leaders de la contestation interpellés puis relâchés ne décolèrent pas. Selon des sources concordantes, onze personnes seraient mortes dans les affrontements et les Maliens sont plus que jamais engagé dans un divorce avec l’actuel Président.

Lire aussi  Soixantenaire des indépendances africaines: que nous enseigne l'histoire ?

La démarche de la CEDEAO est à saluer. Dans ce contexte difficile, la négociation est à prioriser pour que le calme revienne dans ce pays d’Afrique déjà affecté par le terrorisme et d’autres maux.