Nouveau rebondissement dans l’affaire du génocide rwandais. Le Rwanda annonce avoir lancé le 25 août dernier, un mandat d’arrêt international contre son ancien chef du renseignement, Aloys Ntiwiragabo. Il est accusé de complicité dans le massacre des Tsutsi.

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Un peu plus de deux décennies après la tragédie rwandaise et dans le soucis d’établir les responsabilités des acteurs impliqués dans l’épuration éthnique des Tsuti, le gouvernement rwandais continue de traduire en justice les acteurs présumés de ces tueries. Cette fois, il s’agit d’Aloys Ntiwiragabo. L’ homme, aujourd’hui âgé de 72 ans, est soupçonné d’avoir activement participé aux massacres de grande ampleur. Selon Europe 1, c’est depuis les révélations faites par le journal français d’investigation Mediapart sur la présence à Orléans où l’ancien chef de renseignements vivrait désormais, que le procureur en charge de l’affaire, Aimable Havugiyaremye a initié la procédure.

Le procureur général rwandais avoue à Mediapart un soulagement lorsqu’il a appris que l’ancien chef des renseignements était encore vivant. Selon lui, ses services ont travaillé d’arrache-pied pour rédiger un acte d’accusation en support de leur mandat d’arrêt — rapporte Radio France Internationale (RFI).

Aloys Ntiwiragabo est recherché depuis 2004. Les autorités avancent que le septuagénaire n’avait plus laisser des traces depuis la fin du génocide qui a coûté la vie à plus de huit cent mille personnes.