Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson à sa capacité de grimper à un arbre, il vivra toute sa vie en croyant qu’il est stupide — Albert Einstein.

Le but de l’école, loin d’avoir de bonnes notes et d’obtenir des diplômes, est d’acquérir des connaissances nécessaires pour comprendre le monde et trouver sa place dans la communauté. Au regard de l’évolution des sociétés contemporaines, on note que l’école n’est malheureusement pas le seul facteur de la réussite sociale et les diplômes, pas une métrique suffisante pour l’évaluer. C’est plutôt tout l’inverse: l’école tue la créativité et favorise les automatismes.

En effet, les systèmes éducatifs actuels font que les apprenants accordent beaucoup d’importance aux notes et aux diplômes qu’à la somme des connaissances emmagasinées tout au long de leurs cursus. Pourtant la note ou le diplôme ne garantit pas les aptitudes intellectuelles de son détenteur. Les falsifications de diplômes en sont une parfaite illustration parmi tant d’autres.

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J’ai un ami qui a réussi tous ses examens. Moi j’ai échoué à tous. Lui est ingénieur chez Microsoft. Moi je suis le fondateur — déclare Bill Gates, homme d’affaires américain, fondateur de Microsoft.

Il faut le reconnaître, les évaluations académiques ne permettent pas de jauger l’intelligence d’un élève, mais sa capacité de rétention et de restitution dans la majorité des cas. Si un élève obtient 02/20 à une ou plusieurs évaluations, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas brillant. Il s’en sortirait mieux en situation pratique, en laboratoire, en atelier ou dans un art spécifique.

  • Les notes ne définissent pas le niveau d’intelligence d’un élève, puisque beaucoup n’étudient que pour les évaluations et les examens, et oublient une grande partie des enseignements quelques temps après. 

  • On peut tricher pour avoir de bonnes notes ou falsifier un diplôme, mais cela ne nous confère pas la connaissance y relative.

  • L’école n’est pas une compétition, il faut apprendre aux élèves que les connaissances acquises et leur mise en pratique valent mieux que des bonnes notes. Inutile de s’apitoyer après un échec à un examen. Avec ce que l’on a appris, on peut frayer son chemin.

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1 + 1 = 2. Ce n’est pas parce plusieurs personnes disent la même chose que c’est la vérité. À la limite, cela peut être considéré comme une convention, une norme. Il est donc normal — c’est-à-dire, conforme à la norme — de trouver 2 comme résultat de cette addition. Pourtant, celui qui trouve un résultat autre que celui énoncé plus haut et contenu dans les livres des mathématiques n’a pas forcément tort. La contextualisation est importante à ce niveau. Les techniciens ou les ingénieurs spécialisés en mécanique des fluides diront que 1 + 1 = 1 et les experts agronomes soutiendront que 1 + 1 = 1 000. Le raisonnement doit varier selon le contexte.

Il est nécessaire de retenir que les normes et les conventions tuent la créativité. On se retrouve dans un moule où tout ce qui y rentre prend la même forme à la sortie. L’objectivité se trouve alors biaisée par certains jugement conformistes. Malheureusement, il se trouve que l’école est constituée à plus de 90 % de conventions dans toutes les disciplines enseignées. Même la philosophie qui se veut une discipline libre obéit aux théories ou écoles de pensées.

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve — Héraclite.

Ce proverbe est issu de la philosophie grecque porté par Héraclite natif de la cité d’Éphèse qui pense le monde comme mouvement et changement perpétuel. Pour beaucoup d’évaluateurs académiques, il serait donc hors-sujet d’aller en dehors de ce raisonnement tout fait et enseigné dès la classe de Première. Ce qui peut être considéré comme une forme de canalisation de pensées.

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Vous pouvez donc vous étonner que certaines personnes réussissent en affaires en dépit de leurs piteuses performances académiques. Ce n’est pas le fruit d’un hasard. C’est simplement parce qu’elles n’ont pas été formatées pour réagir d’une telle ou telle autre manière à une situation donnée, car la vie une improvisation quotidienne, pas un algorithme préconçu. Les notions de marketing, de comptabilité, d’audit ou de pédagogie classique enseignées à l’école peuvent présenter des limites. Il faut parfois outrepasser la norme pour découvrir l’autre face de la vérité, car même la science n’est pure convention.