Les compétences skills, en anglais — constituent la matière première d’une entreprise du point de vue des ressources humaines. Sans elles, une entreprise ne peut être productive, encore moins prétendre à l’amélioration de ses axes de développement. Avec l’évolution rapide et perpétuelle du mode du travail, les contingences internes et externes, nous sommes tentés de parler de gestion dynamique des compétences. Il faut pouvoir anticiper ou s’adapter très rapidement aux éventuelles mutations qui pourraient subvenir. Pour les entreprises, gérer les compétences est l’un des principaux défis auxquels elles doivent faire face au quotidien. Les salariés, quant à eux, ne doivent manquer aucune occasion d’en acquérir ou d’en développer, car c’est non seulement à leur avantage, mais également à l’avantage de l’employeur.

La plus part de manuels de management définissent la compétence comme, le savoir-faire, le savoir-être ou le savoir, tout simplement. Dans notre cas, nous distinguons deux types de compétences. Les hard skills dits compétences de base et les soft skills dits compétentes additionnelles. Leur complémentarité fait des salariés des personnes qui disposent d’une ressource spécifique recherchée par les entreprises. Selon Jean-Marie Peretti, professeur des universités, consultant en Gestion des Ressources Humaines (GRH) et auditeur social,

Les hommes ne sont pas des ressources, mais les hommes ont des ressources.

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Les hard skills sont des compétences techniques, le plus souvent apprises pendant un cursus formel, qui nous permettent de prétendre à un emploi, à un poste bien défini par notre profil. Ce sont des connaissances, des valeurs que l’on acquiert le temps d’une formation universitaire ou scolaire; celles qui font de nous des comptables, informaticiens, logisticiens, etc. Ce sont des compétences de base. Leur acquisition est indispensable pour occuper un poste au sein d’une entreprise, car très demandées voire exigées pour candidater à une offre d’emploi. Elles se matérialisent généralement par un diplôme, une certification ou une attestation.

En plus des hard skills, il y a des soft skills: compétences comportementales, interpersonnelles, sociales et communicationnelles. Ce sont des compétences humaines qui distinguent les salariés les uns des autres et qui sont très souvent déterminantes lors d’un recrutement, et même d’un licenciement. Si les entreprises s’y intéressent de plus en plus, c’est parce qu’elles ont compris que ces compétences basées sur la personnalité d’un individu sont indispensables pour dénicher un bon manager, un meilleur collaborateur.

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Les soft skills sont de plus en plus développés par les entreprises, car elles entraînent une meilleure productivité chez les salariés. Pour garder leur employabilité au beau fixe et être une valeur ajoutée non-négligeable, les salariés doivent s’appliquer à développer ces compétences en cabinet ou grâce à l’auto-formation. Le développement des soft skills est indispensable à la réussite professionnelle des salariés et au succès de l’organisation. Une étude du Stanford Research Institute International et de la Carnegie Mellon Foundation a montré que la poursuite d’études et de carrières longues dépendait à 75 % de l’apprentissage des soft skills.

Selon le magazine économique américain Forbes, les soft skills les plus recherchées chez les salariés sont: l’adaptabilité, la capacité à résoudre des problèmes, l’intelligence émotionnelle, la confiance, l’empathie, la communication, la gestion du temps, la gestion du stress, la créativité, l’esprit d’entreprendre, l’audace, la motivation, la vision, la visualisation, la présence et le sens du collectif.

Toutes ces compétences participent à la bonne santé de l’entreprise. Les salariés ont donc tout intérêt à se perfectionner afin de développer leurs carrières et rester productifs pour l’entreprise.