Alors que le très populaire réseau social YouTube comptabilise des millions d’abonnés et de visiteurs, certains africains décident de tropicaliser les innovations et les solutions numériques pour le grand bénéfice du continent. C’est le cas de Jean-Baptiste ESSISSIMA, serial entrepreneur camerounais avec résidence au Canada et concepteur d’Afritubes, plateforme de visionnage et de partage des vidéos 100% africaines..
Selon l’entrepreneur camerounais, tout serait parti d’un constat fait sur les maintes criailleries des Youtubeurs africains,

L’idée m’est venue en écoutant les plaintes de certains Youtubeurs qui voyaient leurs vidéos supprimés ou leurs comptes désactivés. Ils formulaient le vœu que les Africains puissent avoir leur plateforme pour diffuser des messages qui ne plaisent pas toujours à une certaine élite mondialiste — a-t-il confié lors d’une interview accordée à nos confrère de Digital Business Africa.

C’est une initiative qui cadre avec l’évangile de célèbres Youtubeurs africains tels que Zack Mwekassa, Philippe Simo, entre autres. Toutefois, au-delà de l’idée de la liberté de parole et de la valorisation du business model africain, Jean-Baptiste ESSISSIMA entend surtout apporter une solution à l’employabilité des jeunes et à la récompenses du juste effort.

Il est important de créer un écosystème numérique africain qui va permettre aux plateformes africaines de créer de la valeur, pour pouvoir recruter ces jeunes. [..] La seule règle, c’est que nous acceptons uniquement les contenus des afritubeurs afro et afro descendants — a déclaré le concepteur d’Afritubes à Uwezo Afrique.

Lire aussi  Congo: Clap de fin pour les ANEC 2020

À en croire Jean-Baptiste, le business model d’Afritubes repose essentiellement sur deux aspects: la publicité émanant des partenaires extérieurs et les commissions sur les contenus sponsorisés sur la plateforme. Jean-Baptiste ESSISSIMA situe le contexte et marque la différence en désignant Afritubes comme l’équivalent de Youtube. C’est une plateforme de partage vidéo, mais la spécificité c’est que le contenu attendu doit venir des vidéastes africaines et afro descendants. Aux dires du fondateur, il faut nécessairement remplir un formulaire pour la création d’une chaîne. Une fois la chaîne créée, l’utilisateur peut commencer à publier des vidéos, gratuitement et les sponsoriser optionnellement pour toucher un large public. Il est proposé aux usagers un système de monétisation des vidéos, plus avantageux qu’aucune autre plateforme de ce genre.

Vu sous cet angle, c’est une véritable opportunité pour générer un revenu avec du contenu visuel. C’est également une belle passerelle pour les artistes africains en particulier pour la musique africaine d’avoir une forme de reconnaissance quand on sait que dans plusieurs pays africains les artistes n’ont pas de droits d’auteur.