Depuis 2017, le staff de sécurité de la faune sauvage TenBoma a été renforcé par une nouvelle milice typiquement féminine, celle des Lionnes. C’est une première, puisque la fonction d’écogarde n’était jusqu’alors exclusivement réservée qu’à la gent masculine dans une communauté exclusivement patriarcale. C’est un véritable challenge pour ces femmes Massaï de se spécialiser dans ce domaine.

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Au nombre de huit jeunes femmes, les Lionnes ont été recrutées sur la base de leurs capacités de commandement, leurs parcours et de leur intégrité définissant ainsi les normes sociales contraignantes qui favorisent la création de nouvelles opportunités pour les femmes. Déléguées sous la tutelle d’Olgulului Community Wildlife Rangers (OCWR) à la frontière entre la Tanzanie et le Kenya, la nouvelle équipe des Lionnes protège les terres traditionnelles de la communauté Massaï qui entourent le parc national d’Amboseli.

Les écogardes constituent la première ligne de défense face au braconnage et aux représailles contre les éléphants, les lions, les girafes, les guépards et autres animaux emblématiques qui fréquentent les corridors essentiels à la faune sauvage du pays — selon le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW)

La mission des Lionnes s’est relativement compliquée ces derniers mois à cause du nouveau coronavirus, plusieurs personnes qui ont perdus leur emploi se sont tournées vers le braconnage pour se créer un moyen de subsistance.

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Par ailleurs, d’autres femmes Massaï seront bientôt formées afin d’agrandir les rangs. Elles bénéficient notamment du soutien de l’IFAW, qui leur fournit entre autres, la formation, les équipements et la rémunération. Enrôler certaines femmes permet de motiver d’autres. Elles démontrent aux générations futures qu’elles peuvent exister et accomplir leurs objectifs et saisir des opportunités au-delà des rôles genrés culturellement.