Biographie

Paul Anicet MOUNZIEGOU est un jeune gabonais titulaire d’une maîtrise en espagnol obtenue à l’Université Omar BONGO (UOB) et d’un Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire (CAPES). En plus de l’espagnol et de l’anglais, il communique également en langue des signes. Il est d’ailleurs interprète en Langue des Signes Américaine (LSA) et Gabonaise (LSG) depuis 2003. En 2018, il publie deux ouvrages sur les déficients auditifs : l’Univers des Sourds au Gabon : entre Histoire et Luttes et Histoire d’un père trouvé. Le premier est un essai littéraire. Il aborde l’histoire des sourds dans le monde en général et au Gabon en particulier. Le second, du genre romanesque, retrace l’histoire d’un jeune déficient auditif à la recherche de son père. Monsieur MOUNZIEGOU est membre de l’Union des Ecrivains du Gabon (UDEG) et de l’Association Mondiale des Interprètes en Langue des Signes (WASLI).

La langue des signes est pour les sourds ce que les rampes d’accès représentent pour les handicapés physiques.

Parcours et Engagement Citoyen

En fréquentant les sourds, il se rend à l’évidence qu’ils ne sont pas aussi bien traités que les autres citoyens. Ils sont laissés pour compte sur tous les plans : éducation, formation, emploi etc. Une situation qui complique leur insertion dans la société. Aussi, pour essayer de palier ce manquement, il crée en août 2018, Signs Language Consulting (S.L.C.), cabinet spécialisé dans le consulting, la formation et l’interprétariat en langue des signes. L’objectif de cette structure c’est d’être le pont, la passerelle entre le monde des sourds et celui des entendants. C’est la raison pour laquelle, il organise des formations en langue des signes dans les administrations du pays. Ce fut le cas à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), au Centre de Santé de Nzeng-Ayong. Ces formations doivent pouvoir s’étendre au sein des autres structures administratives dans l’optique de faciliter l’insertion socio-professionnelle de cette catégorie de la population. En effet, la langue des signes est pour les sourds ce que les rampes d’accès représentent pour les handicapés physiques.

L’égalité des chances c’est la capacité à tirer vers le haut tous ceux qui sont au bas de l’échelle. Je dis souvent : osez favoriser l’éducation des sourds et vous trouverez des surdoués.

Monsieur MOUNZIEGOU semble résolument engagé dans le combat d’intérêt public pour offrir aux sourds-muets une vie bien agréable ; et les formations en langue de signes permettent aux personnes à l’ouïe parfaite de communiquer aisément avec cette catégorie de la population tout aussi importante pour l’épanouissement de la société gabonaise dans son ensemble.