L‘apparition de la pandémie du nouveau Coronavirus en 2020 a fortement impacté les économies du monde. Et les incertitudes liées à la flambée du nombre des cas augure inéluctablement d’un avenir moins radieux. En Afrique principalement où la propagation du virus semble relativement freiné, les effets dévastateurs sont néanmoins perceptibles. Dans un continent où la pauvreté est galopante et où la famine fait des nombreuses victimes chaque année, le risque de voir la situation alimentaire mener à la catastrophe est grand. Selon un rapport du Programme Alimentaire Mondial (PAM):

« Les pics de faim en Afrique de l’Ouest et centrale ont bondi de 13% de même qu’en Afrique australe où l’on enregistre une hausse de 90% », souligne ledit rapport.

En effet, le PAM met en évidence les pays enclin à cette situation de précarité alimentaire notamment les cas de la République Centrafricaine avec 2,4 millions d’individus et de la Somalie avec 3,5 millions de personnes en proie à une insécurité alimentaire chronique. Selon le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Gutteres les récents événements malheureux pourraient accroître le spectre d’une insécurité alimentaire de grande ampleur.

« il n’y a plus assez de nourriture dans le monde pour les 7,8 milliards des femmes et des hommes qui peuplent la terre. A ce jour, pourtant 820 millions de personnes ne mangent pas à leur faim », conclut-il.

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Dans le même sillage, le dernier rapport sur les crises alimentaires publié en avril dernier par l’Organisation des Nations Unies (ONU) met en tête des pays qui connaissent une augmentation des victimes de la famine, l’Afrique avec 73 millions des personnes touchées par la famine en 2019. Il juge que les effets de cette famine sont amplifiés par les conditions climatiques dont la sécheresse et l’instabilité politique dans des pays tels que le Soudan du Sud ( 61%), l’Éthiopie, la République Démocratique du Congo (RDC) et la partie Nord du Nigéria.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture pointe la faiblesse des États à faire face à cette crise, elle craint donc que la pandémie du Covid-19 soit un accélérateur de cette insuffisance alimentaire car si rien n’est fait pour endiguer les effets du Coronavirus, l’Afrique payera le lourd tribu.