À Luanda en Angola, la population manifeste contre les violences policières qui auraient notamment entraîné la mort d’un médecin en détention suscitant une vague de colère. Ce dernier aurait été arrêté pour le non-respect d’un geste barrière le 1er septembre dernier.

En effet, des centaines de personnes ont défilé samedi dans la capitale angolaise, afin d’exprimer leur mécontentement contre les brutalités policières. Un médecin, arrêté pour avoir conduit son véhicule sans masque le 1er septembre dernier du nom de Silvio Dala et âgé de 35 ans aurait ensuite été victime d’une crise cardiaque une fois arrivée en prison selon les dires de la police.

Un témoignage qui soulève toutefois des interrogations puisqu’il semblerait que le corps de Dala ait été envoyé à la morgue tout couvert de sang et avec des cicatrices sur la tête.

Ainsi, Dala serait la dernière victime des forces de police qui n’exprime aucune retenue vis-à-vis de l’application des règles de verrouillage dans le pays. Selon Amnesty International, au moins sept jeunes hommes ont été abattus par des policiers et des militaires entre mai et juillet.

Des saisies ont été faites au ministre de l’Intérieur Eugenio Laborinho afin qu’il démissionne et pour que le gouvernement mette en œuvre des réformes de la police.