LIle Maurice vient d’être inscrite sur la liste des pays non coopératifs en matière de lutte contre le blanchiment d’argent par l’Union Européenne. Rappelons que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme commence en 2002 à la suite des attentats de 2001 aux Etats-Unis avec la loi FATCA et suit son prolongement en Europe avec la mise en place du CRS (Common Reporting Standard). Ce dispositif coopératif commande aux pays non membres de l’Union Européenne de partager des informations fiscales et financières en vue d’une évolution positive de leurs législations et pratiques fiscales.

Nonobstant son manque de transparence, l’Ile Maurice est un exemple de réussite économique en Afrique depuis 30 ans. Elle n’a cessé de mener des réformes économiques qui, aujourd’hui, font la fierté du continent. Elle détient l’une des places financières africaines les plus dynamiques avec un rendement moyen de 17% depuis 1989. Son placement sur cette liste noire parait hérétique au regard de son attractivité et la présence d’importants fonds d’investissement sur son territoire. Faut-il croire à une souplesse de l’Ile Maurice ou à une remise en selle des places financières européennes durement éprouvées par la crise Covid-19.