La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) a été instaurée en 1962 et promulguée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) le 31 juillet 1963. Baptisé Journée de la Femme Africaine à l’occasion du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes (PAWO, en anglais) tenu à Dakar, au Sénégal, le 31 juillet 1974, cette journée est le symbole de la femme Noire optimiste et engagée dans la conquête du monde.

L’histoire retient que la femme africaine a joué un rôle prépondérant sur le continent témoignant ainsi sa capacité de se réaliser et conduire les changements. Tandis que les peuples africains se libéraient progressivement de l’emprise des colons, la parité homme-femme et l’instauration d’une justice égalitaire devenaient alors les objectifs prioritaires de différents mouvements féministes.

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Remarquons que ces dernières années, des voix féministes se font de plus en plus entendre. Il y a d’abord le mouvement #MeToo qui dénonce sans langue de bois le harcèlement et les violences sexuels dans le cinéma hollywoodien. Ensuite, #BalanceTonPorc, #TimeIsUp et #MêmePasPeur ont permis de révéler, de dénoncer et d’exiger la justice face à des phénomènes longtemps relayés à l’ordre du secret professionnel. En Afrique, par l’entremise des réseaux sociaux, des campagnes féministes servent fréquemment de rempart pour dénoncer et mettre à nu les injustices sociales rencontrées par toutes les femmes africaines. Le style ancestral harmonisé aux coutumes liées à certains aléas habituels garde la femme dans une condition peu confortable.

La vraie émancipation, c’est celle qui responsabilise la femme, qui l’associe aux activités productives, aux différents combats auxquels est confronté le peuple. La vraie émancipation de la femme, c’est celle qui force le respect et la considération de l’homme — dixit Thomas Isidore Sankara.

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Plusieurs sont celles qui ont su valoriser l’histoire des femmes africaines à la lumière de la Sénégalaise Aline Sitoé Diatta (1920-1944). Originaire de la basse-Casamance, elle fut l’une des premières résistantes contre la domination française. On peut citer également l’Algérienne Lalla Fatma N’Soumer (1830-1863), une femme éduquée née dans une famille de lettrés qui a rejoint la résistance Kabyle à l’âge de 20 ans. Prophétesse et stratège, elle avait une grande influence sur les combattants. Sans oublier la Nigérienne Sarraounia Mangou au XIXe siècle fut chef politique et religieuse présidant depuis Lougou, la capitale aux destinées du royaume Azna, dans le sud-ouest du Niger, pour ne citer que celles-là, la femme africaine continue de se démarquer en se forgeant une place de choix dans la société africaine.