Parmi les personnes qui participent à redorer l’image du Gabon sur la scène internationale, il y a NGUEMA EDANG Marie-Claude Cooky, figure emblématique du Karaté gabonais. Il a notamment occupé la première place sur le podium au tournoi régional de Normandie (2015) et à la Coupe de France des Corporations (2016), entre autres. Il a également pris part à la Coupe Départementale de France (2016) et au Tournoi de la Ligue de Normandie la même année où il s’est illustré positivement. Son Dernier exploit en date est sa médaille de bronze à la 12ème édition des Jeux Africains de Rabat, au Maroc (2019) aux côtés d’autres figures telles que Karene AGONO (Judo), Sarah MAZOUZ (Judo), Antony OBAME (Taekwondo), Luc MANOGHO (Judo) et Urgence MOUEGA MOUEGA (Taekwondo). Notre Rédaction s’est entretenue avec lui à propos de sa carrière, sa vie privée et les perspectives pour l’avenir.

Bonjour Monsieur. Veuillez-vous présenter à nos lecteurs, s’il vous plait.

Je me nomme NGUEMA EDANG Marie-Claude Cooky. Né le 18 octobre 1983 à Libreville, célibataire et père d’un enfant.

Quelle est votre occupation principale ?

Mon occupation principale est le karaté. Je suis licencié au Club Inter Evreux où je participe aux compétitions de haut niveau. Je donne également cours à une section enfants dans la ville de Besançon en France.

Comment est née votre passion pour le karaté ?

J’ai commencé à pratiquer le karaté à l’âge de 5 ans avec mon père feu EDANG NGUEMA Alain, 6e dan de karaté, ancien champion du Gabon de karaté et capitaine de l’équipe nationale du Gabon des années 80 à qui je rends vibrant hommage. En gros, j’ai été inspiré par lui. Pere de Cooky EDANG

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans vos débuts, quel est votre palmarès et quels sont vos défis pour l’avenir ?

Personnellement, je n’ai pas rencontré de difficultés dans mes débuts car ça été tout comme un jeu en suivant les traces de mon père. En grandissant à ses côtés, j’ai développé un ensemble de valeurs me permettant de vivre et d’affronter les difficultés de la vie. J’ai commencé les compétitions de karaté dès l’âge de 16 ans. Aujourd’hui, je compte 10 titres nationaux, 2 titres continentaux, 7 titres sous-régionaux et 3 titres aux tournois africains divers. Lors de mes études au Ghana, j’ai remporté également 2 fois le titre national pour les années 2012 et 2013. Et depuis 2014, je réside en France où je suis titulaire d’un titre de la coupe de France en 2016 et du Tournoi Régional de Normandie aussi en équipe qu’individuellement. En décembre 2017, j’ai subi une arthroscopie de la hanche droite et je n’ai pu reprendre mon activité sportive que cette année. Pour mon retour sur le tatami, j’ai participé à la coupe de France pour jauger mon niveau en France car c’est là où on retrouve les champions d’Europe et du monde. J’ai également remporté une médaille de bronze aux Jeux Africains en août dernier à Rabat. Pour l’avenir, j’ai comme principal défi de remporter un titre mondial et bien sûr continuer à remporter des médailles d’or pour le Gabon et être une référence pour les jeunes générations.

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Quel sportif de la même discipline vous inspire ?

Le sportif et karateka de ma discipline qui m’inspire c’est mon père parce qu’il m’a appris toutes les valeurs de cet art martial : le travail acharné, la détermination, le culte de l’excellence, l’humilité, le respect de soi, de son semblable et de la nature. Je citerai aussi Wayne OTTO, un redoutable combattant de l’équipe d’Angleterre avec le record mondial jusqu’à nos jours de 9 titres de champion du monde.

Cooky et Wayne

Quelle est votre plus grande réussite ou plus belle expérience dans votre carrière de karateka ?

Ma plus belle expérience est ma première participation au championnat du monde de karaté en 2002 à Madrid, en Espagne. J’étais plus jeune et j’avais eu un déclic car j’avais l’occasion de rencontrer les meilleurs karatékas du monde. Je me suis résolu à bosser dur avec toute la discipline et la rigueur que cela nécessite. Il y a également mes deux plus grands titres continentaux, le bronze au Championnat d’Afrique de Karaté en 2008 à Cotonou, au Bénin et le plus récent aux Jeux Africain à Rabat, au Maroc en 2019.

Quelles sont vos habitudes alimentaires et vos loisirs ?

Sur le plan alimentaire, j’ai développé au fil du temps une certaine discipline, c’est-à-dire pas trop d’excès en matières grasses et en sucre mais surtout pas d’alcool. Je suis dans la catégorie des 75 Kg et j’ai des points au ranking mondial et je me dois de ne pas faire trop de débordements, ceci pour mon bien-être physique et psychologique. Par ailleurs, je mange beaucoup de fruits et légumes et bois beaucoup d’eau en permanence pour compenser les pertes en transpiration lors des entrainements et des combats.
A propos des loisirs, je suis plutôt dans la lecture, la méditation et aussi disponible pour les petites retrouvailles entre amis pour ne pas paraître trop coupé du monde car je suis en permanence en salle d’entrainement et passe beaucoup de temps avec mon fils à faire plusieurs activités pour son épanouissement.

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Quel message passeriez-vous à ceux qui vous prennent pour modèle et aimeraient faire comme vous ?

Le message que je passerai est d’avoir un objectif bien déterminé, se rapprocher d’un mentor et de s’entourer bonnes personnes qui visent les mêmes rêves que vous. Ensuite, il faut croire en soi, viser le sommet dans sa discipline et protéger son rêve.