Pour lutter efficacement contre la Covid 19 et soutenir l’action du gouvernement, le Maire de Libreville Eugène MBA a signé une note, le lundi 8 février 2021, qui interdit la vente de la friperie appelée communément moutouki dans les marchés de la ville jusqu’à nouvel ordre.

Traduction de documents

La décision d’interdire la vente de la friperie est certes motivée par le contexte actuel de la crise sanitaire, mais ne fait pas forcément des heureux auprès des commerçants. Toutefois, certains jeunes gabonais ont commencé à s’adapter au contexte en faisant de la vente en ligne. Certains jeunes ont compris que pour survivre dans le monde des affaires en temps de crise, il faut savoir innover.

Un entrepreneur doit pouvoir s’adapter en fonction des circonstances. Il doit pouvoir transformer les difficultés en opportunités. Pour certains commerçants, l’interdiction de la vente de la friperie au marché et dans les artères de la capitale est un moyen pour eux de viser une autre clientèle.

« Le E-commerce est en pleine croissance dans le pays pourquoi ne pas saisir cette opportunité ? » a confié un jeune commerçant. Pour certains c’est l’occasion de tester l’efficacité de la vente en ligne. Au lieu de rester à la maison à s’apitoyer sur son sort, les vendeurs de moutouki doivent exploiter et s’adapter au contexte économique actuel.

Selon Jacques, un jeune étudiant que nous avons rencontré, il suffit de publier les photos de sa marchandise dans différents sites en ligne et laisser votre contact. Les personnes intéressées ont la possibilité de vous poser les questions en ligne ou de vous contacter directement par téléphone.

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Il nous a également été rapporté que les clients peuvent recevoir leurs articles sans pourtant faire le déplacement. Les articles sont livrés à condition de payer la livraison. Le déplacement à Libreville est de deux mille francs CFA, pour Owendo et Akanda, il faut prévoir une somme de deux mille cinq cent francs CFA.
Voilà une solution qui devrait soulager et inspirer bon nombre de gabonais en attendant que la situation s’améliore.

Ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur son sort, il faut plutôt s’adapter. Le monde est en perpétuelle mutation. Il faut parfois sortir de sa zone de confort pour apprécier le peu que l’on a.

Stévy-Michel MEBALE