Le 6 aout 2018, la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC) a signé un partenariat public–privée avec l’entreprise AUSAR Energie, représentant de la filiale française Engie, pour la construction de 8 centrales solaires. 4 ans plus tard, le chantier qui devait être opérationnel en septembre 2019 n’a toujours pas été livré.

Dotées d’une capacité de 2,2 Mégawatts (MW) avec un dispositif de stockage d’énergie intégrée, les 8 centrales solaires auraient permis d’alimenter entre 80 000 et 100 000 foyers à l’intérieur du pays. Les villes comme Ndjolé, Ovan, Bouée, Makokou, Mekambo, Bitam, Medouneu et Minvoul avaient été identifiées pour abriter ses installations dont le coût avait été estimé à environ 4 milliards. Ces installations auraient permis d’économiser un million de litres de fuel par an, soit 2 600 tonnes de CO2, et de réduire les coûts de production de 30 % d’après la société AUSAR Energy.

En mars 2020, il était prévu l’inauguration de la seule des 8 centrales en construction dans la ville de Ndjolé. Mais presqu’un an après, rien n’a été fait. Plus récemment encore la première ministre Rose Ossouka Raponda a rencontré des investisseurs Turcs qui seraient en prospection pour l’implantation d’une autre centrale solaire à Mouila dans la province de la Ngounié.

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Toutefois, une question reste entière. Au regard des difficultés rencontrées par les populations de l’arrière-pays soumis aux caprices des installations vieillissantes de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) qui peine à assurer une fourniture continue même à la capitale, qu’en est-il de la réalité concernant les 8 centrales solaires devant être construites et livrées par AUSAR Energy ?

Aymard Fredy MAGNANGA