A l’arrêt depuis 3 mois, les compagnies aériennes s’attendaient à un acte fort venant des autorités gabonaises. Le gouvernement gabonais n’autorisera que 2 vols à l’international par compagnie et par semaine. Le dilemme est cornélien pour ces opérateurs économiques qui ont vu leurs perspectives commerciales volées en éclat avec l’arrivée du Covid-19.
Avec une progression du nombre de passagers et du volume de fret de 1,7% et 4,2% en 2018, le transport aérien connaissait déjà un léger tassement du trafic tandis que le chiffre d’affaire augmentait de 40% atteignant la somme de 67,4 milliards de FCFA sur la même année. C’est fort de ces résultats que les compagnies aériennes pensaient connaitre une nouvelle embellie en 2020.

La fermeture des frontières aériennes en mars 2020 a provoqué l’arrêt systématique de l’industrie du transport aériens et ces activités connexes. S’en est suivi les pertes d’emploi, de revenus et d’actifs. Au moment où les acteurs du secteur entrevoyaient une lueur d’espoir, la timide reprise de l’activité n’est pas nature à les rassurer.

Deux vols par semaine représentent quel trafic quand l’on sait que la compagnie Afrijet dessert Douala, Yaoundé, Sao-Tomé, Brazzaville et Pointe-Noire. Par ailleurs, il ne faudrait pas occulter les activités logistiques qui soutiennent le trafic aérien. Si l’objectif est de relancer l’activité économique, il serait nécessaire d’impliquer davantage les acteurs du secteur dans la prise de décision. En cette période de crise, mobiliser des équipes et payer des charges pour un trafic qui ne saurait être rentable, conduirait les compagnies aériennes à opérer de nouveaux choix stratégiques.