Le professeur Célestin Monga est un économiste camerounais qui a une expérience professionnelle des plus enviables en Afrique. Il a progressivement su se bâtir une réputation dans le monde universitaire et socio-professionelle. Celui qui était jusqu’en 2019 l’économiste en chef au sein de la Banque Africaine de Développement ( BAD) vient de se voir approcher par l’une des plus grandes universités américaines. L’homme n’est pas pourtant à sa première expérience car selon Agence Ecofin, sa notoriété internationale lui aura déjà conduit à la Boston University, à l’Université de Bordeaux et à l’Université Panthéon-Sorbonne.

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Cette énième sollicitation vient confirmer un chemin déjà accompli. En effet, le professeur Célestin Monga est un intellectuelle qui fait prévaloir ses idées. Dans les années 90 alors qu’il est employée dans le secteur bancaire au Cameroun, il publie une lettre ouverte dans laquelle, il ostracise les autorités publiques de son pays pour une gouvernance politique et économique qu’il juge scabreuse. Quelques temps seulement après la publication de ladite lettre ouverte, le professeur fera face aux démêlées judiciaire à l’issue desquelles il sera exilé d’abord en France puis aux États-Unis où il va poursuivre ses recherches.

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En acceptant cette offre, le professeur opère un come-back sur une terre qu’il connaît parfaitement, bien que cela soit cette fois dans une université prestigieuse comme celle d’Havard. Il vient donc rallonger la liste des personnalités d’origine africaine qui enseignent dans les plus grandes universités américaines telles que Mamadou Diouf ( historien sénégalais), Souleymane Bachir Diagne ( philosophe sénégalais), Manthia Diawara ( écrivain réalisateur malien) et Achille Mbembe ( historien camerounais renté au bercail).