Désormais aux bords de l’asphyxie financière, le gouvernement gabonais tente de sauver le navire en vendant les actions de l’État détenues par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), Union Gabonaise des Banques (UGB) et Moov Africa Gabon Télécom.

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2021 sonne l’alarme orange dans les caisses de l’État. En effet, le Gabon par l’entremise de son gouvernement a récemment encouragé le parlement gabonais à adopter une loi de finances, lui permettant de céder ses actions dans trois puissantes entreprises du pays. Ainsi, le gouvernement est désormais en droit de vendre les actions de l’Etat dans la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, l’Union gabonaise des Banques et Moov Africa Gabon Télécom, au titre de l’exercice budgétaire 2021. Soulignons toutefois que l’ouverture proposée par cette loi sous-entend que le rachat de ces actions est un droit exclu aux étrangers, c’est-à-dire, que seuls les Gabonais peuvent prétendre à l’acquisition de ces actions.

L’État ne détient qu’une seule action au sein de la SEEG, Veolia Africa détient 51% du capital social, 26,3% pour les sociétés et 22,7% pour les particuliers. Les impayés de l’État quant à eux, s’élevaient à 64,04 milliards de FCFA.
Dans l’Union Gabonaise de Banques (UGB), l’État contrôle 26,09% des parts du capital tandis que la partie marocaine représente 58,7%. Le reste des parts est détenu par Delta Synergie (5,21%), le Groupe OGAR (4,39%) et les autres (5,61%).

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S’agissant de Gabon Télécom, l’État a cédé en 2010, 51% des parts de l’entreprise à Maroc Telecom. Maroc Télécom est désormais majoritaire à 51% et l’État gabonais (49%).