Un peu partout dans le monde, on assiste impuissamment à l’expansion du Sex Business, c’est-à-dire l’échange des services sexuels contre de l’argent. Avec la dépravation des moeurs, les jeunes gens qui trouvent le travail assez épuisant pour gagner dignement leurs vies, se vendent entre 2 000 et 100 000 Francs CFA, dépendamment du service sollicité, du nombre de partenaires impliqués et de la durée de l’acte. À force de considérer la question de la sexualité comme un sujet tabou, le Sex Business, quant à lui, ronge le socle de la société telle une colonie de termites.
Une petite recherche sur le réseau social Facebook avec le mot-clé « placement » permet de répertorier plus de 100 comptes et groupes de vente de services sexuels. Ce chiffre ne représente que ceux qui s’assument publiquement. D’autres, au contraire, le font discrètement et cette catégorie représente à elle seule plus de 57% du marché du Sex Business africain.

La pauvreté, le matérialisme, le goût de la facilité et le suivisme sont autant de causes du boom dans l’industrie du sexe. Le cas du Gabon est très particulier. C’est un business bien organisé qui pourrait même être légalisé au regard de l’ampleur du phénomène. Il existe des associations promouvant les activités liées au sexe. Elles animent des soirées dans les boîtes de nuit ou dans des maisons closes pour les plus discrètes. Certaines professionnelles du sexe font même des campagnes publicitaires sur le web. La nuit tombée, d’autres vont en prospection commerciale sur le terrain. Cette activité est tellement bien organisée qu’on pourrait lui inventer un nouveau nom : sexpreneuriat, un néologisme pour désigner ce type d’occupation hors-pair. Le secteur du Sex Business est tellement se développe très bien vu le nombre d’acteurs qu’il peut presque enrayer tout le chômage des jeunes dans le monde — c’est une boutade.

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À l’allure où la situation évolue, des termes comme prostitution, proxénétisme, attentat à la pudeur ou dépravation des moeurs ne choquent plus personne et pire, ils seront bientôt devenus obsolètes et archaïques. Le problème dans l’industrie du sexe anarchique est qu’il y a des placeurs (les bourreaux, les proxénètes) et les placés (les victimes, les protagonistes). Les plus exposés sont les victimes alors qu’à la tête du réseau se dissimulent parfois des personnes influentes et sensés lutter contre cette activité avilissante. Selon quelques indiscrétions, ce serait un business bien entretenu … par qui ? Vrai ou faux, cette problématique requiert néanmoins toute l’attention des parents, des législateurs et des autorités judiciaires. Que chacun prenne ses responsabilités et entreprenne des actions pour tenter de résorber significativement ce fléau transgénérationnel qui gangrène la société toute entière.